Quand les cultures auront bien démarré, on pourra envisager de réaliser les premiers apports d’azote sur les petits colzas et les céréales en précédente paille enfouie ou en sol hydromorphe. Néanmoins, le développement parfois excessif des cultures incite à ne pas se précipiter pour réaliser des apports qui pourraient renforcer les risques de verse et de maladie. Pour les céréales, dans beaucoup de parcelles, les premiers apports pourront attendre le début de la montaison.
Pour les colzas, l’azote déjà absorbé doit être valorisé en priorité avant d’apporter de l’azote en supplément. Il n’y a pas d’urgence pour réaliser des apports d’azote (cf. article dans l’Union Agricole daté du 19 janvier). Lorsque les conditions seront favorables, il faudra privilégier le désherbage à la fertilisation azotée.
Pour mémoire, depuis la mise en place du 4ème programme d’action Directive « Nitrates », il existe des restrictions d’usage de l’azote minéral sur les céréales d’hiver et le colza :
- pas d’apport avant le premier février,
- dose totale limitée à 60 u/ha avant le 1er mars,
- dose par apport limité à 120 u/ha après le 1er mars.